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Université de Pau et des pays de l'Adour UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines

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Works: 71 works in 73 publications in 2 languages and 173 library holdings
Genres: Conference papers and proceedings  Criticism, interpretation, etc 
Roles: Degree grantor, Editor
Publication Timeline
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Most widely held works by Université de Pau et des pays de l'Adour
Azorín et la France : actes du deuxième colloque international : Faculté des lettres, langues et sciences humaines, Pau 23, 24 et 25 avril 1992 by Colloque international José Martinez Ruiz (Azorín)( Book )

2 editions published in 1995 in Spanish and held by 25 WorldCat member libraries worldwide

Déterritorialisation effet de mode ou concept pertinent? : [journée d'études, 10 novembre 2011, Pau]( Book )

1 edition published in 2013 in French and held by 21 WorldCat member libraries worldwide

Q/W/E/R/T/Y by Université de Pau( )

in French and held by 14 WorldCat member libraries worldwide

José Martínez Ruiz (Azorín) actes du premier colloque international, Faculté des lettres et des sciences humaines, Pau, 25 et 26 Avril 1985 by Colloque International "José Martinez Ruíz (Azorín)"( Book )

1 edition published in 1993 in Spanish and held by 11 WorldCat member libraries worldwide

Critique sociale et conventions théâtrales : (domaine ibérique) : colloque international, 1,2,3 décembre 1988( Book )

1 edition published in 1989 in French and held by 2 WorldCat member libraries worldwide

"La justification idéologique de la répression franquiste pendant la guerre civile espagnole (1936-1939)" by Alberto Reig Tapia( Book )

1 edition published in 1981 in French and held by 2 WorldCat member libraries worldwide

"J'écris mes histoires d'amour et je vis mes livres." étude du journal intime d'Annie Ernaux, "Se perdre by Myriam Seyt( )

1 edition published in 2010 in French and held by 2 WorldCat member libraries worldwide

Pendant un peu plus d'une année, l'écrivain Annie Ernaux a vécu une passion destructrice et sans espoir avec un diplomate russe, marié, en poste à Paris pour un an. Tenue au secret et ne pouvant confier son histoire d'amour au monde, l'auteur décide de consigner dans son journal intime, de façon très régulière, l'histoire de cette liaison qui rapidement devient une vraie passion et même une obsession : obsession pour un homme qui se change en obsession de l'attente. La diariste en effet va vivre au rythme de l'attente des appels téléphoniques de son amant, au point d'évacuer progressivement le monde extérieur, de sorte que le journal joue à la fois le rôle de refuge, celui qui permet de s'exprimer, et le rôle d'exutoire, pour libérer son âme des tourments d'une passion synonyme avant tout, ici, de souffrance. Le journal intime devient surtout le confident idéal pour la diariste : elle dépose en effet là, dans l'espace du secret, et en retrait du monde, toutes ses souffrances, ses espérances et ses moments de bonheur, qui se résument le plus souvent à la remémoration des scènes d'amour : elles sont nombreuses, décrites avec précision, sans honte et parfois de façon "crue", puisqu'au moment de l'écriture, la diariste ne craint pas le regard d'un éventuel lecteur. De plus, comme tout autobiographe, Annie Ernaux signe "le pacte autobiographique", c'est-à-dire qu'elle fait la promesse d'être sincère et de dire la vérité. D'autre part, de cette passion sans issue surgit le sentiment de mort, accompagné d'une résurgence de souvenirs douloureux, de hontes et de blessures anciennes : tout le journal se tient entre Éros et Thanatos. Mais la diariste parvient à surmonter le sentiment de déréliction et de perte qui s'empare d'elle grâce à l'écriture, qui intervient comme une compensation, et grâce à la littérature qui permet, tout en partant à la reconquête de soi, de transformer la vie en roman. Le journal intime perd alors sa destination première et se change insensiblement en un autre "livre" aux yeux du lecteur qui a la sensation de lire un véritable récit : celui d'une histoire d'amour
"La Pyrénée" regard pastoral sur une montagne entre tradition et modernité by Adrien Latapie( )

1 edition published in 2011 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Les principaux fondements des règles du roman pastoral sont établis dès l'Antiquité, grâce à des auteurs tels que Théocrite, Virgile ou Longus : une nature idéale, préservée des rigueurs du temps et des dangers, dans laquelle évoluent des bergers de théâtre, tout en culture et sensibilité, une intrigue bâtie autour de considérations amoureuses, des références mythologiques ... La tonalité pastorale traverse ensuite une période de silence, jusqu'au XVIe siècle, où la redécouverte des richesses de l'Antiquité aiguise l'intérêt des hommes de lettres pour cette littérature. C'est en Italie, en 1502, que lui seront rendues ses premières lettres de noblesse, grâce à "L'Arcadie", de Sannazar. Un peu plus tard au cours de ce siècle, en 1559, sur un autre rivage de la Méditerranée, l'espagnol Montemayor renouera avec les conventions héritées des Anciens. C'est en 1571 que la littérature française se tourne pour la première fois vers la tonalité pastorale. Auparavant, quelques traducteurs, à l'instar de Jacques Amyot, avaient rendu accessibles au plus grand nombre les ouvrages antiques, mais nul ne s'était aventuré à publier une pastorale nouvelle. Dans un contexte historique difficile, tandis que les Guerres de Religion divisent le royaume, Gervais Mallot édite un petit roman, le premier roman pastoral en langue française : "La Pyrénée". Dans une période grave, l'ouvrage est plutôt léger et vient s'inscrire de manière singulière dans la carrière de son auteur, François de Belleforest. Nous pourrons nous demander, au cours de notre travail, dans quelle mesure ce dernier met ses pas dans ceux des auteurs qui l'ont précédé sur les voies de la littérature pastorale, s'inscrivant ainsi dans une tradition établie. Nous ne manquerons pas de nous interroger, dans la continuité de cette démarche, sur ses éventuelles innovations et sur son rôle dans la marche d'une Histoire qui ne s'arrêta pas avec le XVIe siècle
La surprise( Book )

1 edition published in 1998 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Du "Décaméron" de Boccace à l'"Heptaméron" de Marguerite de Navarre littérature d'imitation ou de détournement? by Diana Derrez( )

1 edition published in 2011 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Entre 1349 et 1353, le poète italien Boccace compose le "Décaméron", célèbre recueil en prose comportant cent nouvelles. Pendant dix jours, dix aristocrates réfugiés dans un paradis terrestre loin de la peste qui ravage Florence raconteront des histoires à tour de rôle pour se divertir. Comiques, pathétiques, tragiques, héroïques, grotesques, les contes traitent principalement de l'amour sous toutes ses formes : courtois comme vulgaire, heureux ou malheureux, légitime ou adultère ... Deux siècles plus tard, c'est sous l'inspiration de la traduction du "Décaméron" d'italien en français par Antoine Le Maçon que Marguerite de Navarre décide d'écrire son propre décaméron, qui restera inachevé et portera le nom d'"Heptaméron". À l'instar de Boccace, ses soixante-douze nouvelles s'inscrivent dans un cadre, dans lequel dix nobles, réunis dans une abbaye pour dix jours après avoir fui le déluge de Cauterets, choisissent de passer le temps comme leurs prédécesseurs : en contant des histoires sur l'amour (méchant ou parfait), l'infidélité conjugale, la débauche de moines lubriques, etc ... À première une reproduction à l'identique : genre, structure, personnages, projet axé sur le divertissement, thème, introduction du recueil, tout rappelle l'œuvre italienne au point que l'"Heptaméron" se verra qualifié de "Décaméron français". L'objet de ce mémoire est une interrogation sur l'intertextualité à travers l'étude comparée de deux ouvrages connus de la littérature italienne et française. Mieux appréhender la portée d'un texte sur un autre, son influence, et tenter de comprendre comment une œuvre dérivée, une "imitation", peut acquérir une valeur propre et une autonomie dans l'exploitation et le renouvellement de son modèle, tel est l'objectif de cette recherche. Dans une littérature qui n'est plus que reprise (réappropriation, déformation, plagiat) de productions préexistantes, peut-on encore être surpris et découvrir des textes "originaux", créatifs et inventifs, ou toute lecture est-elle condamnée au ressassement et à la fadeur de pâles imitations d'œuvres antérieures?
Annominatio et jeux de rimes : la voix de "Rutebués qui rudement huevre" by Centre de recherches poétiques et Histoire littéraire (Pau)( )

1 edition published in 2013 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Des mots, des jeux de mots, des vers et des rimes composés dans un langage vernaculaire satirique et édifiant : ces traces linguistiques sont les seules que nous ayons de l'ouvrier rimoyeur qui se présente parfois sous le nom de Rutebeuf, à qui l'on a attribué, avec plus ou moins de certitude, 56 pièces versifiées dont on trouve le témoignage dans différents manuscrits - deux principalement. On croit bien distinguer dans ces textes l'identité d'une voix poétique, le caractère particulier d'une langue. Rutebeuf serait donc un poète du XIIIe siècle : voilà une façon des plus synthétiques, en apparence, de présenter cet auteur médiéval. Pourtant, force est de constater que cette simple proposition contient deux inconnues, sources d'anachronisme : tout d'abord, "poète", dans le sens moderne que sous-entend cette phrase de présentation, ne fait pas encore partie du lexique au XIIIe siècle - il faut patienter jusqu'à Dante pour pouvoir employer cette acception ; par conséquent, l'idée d'une littérature au "XIIIe siècle", en langue vulgaire qui plus est, constitue le deuxième point problématique, si l'on en croit les nombreuses études sur le sujet. En effet, au siècle de saint Louis, le langage est dédoublé, tiraillé entre le prestige de la langue latine, destinée à façonner toute œuvre d'érudition ou de Salut, et les débuts de la langue vernaculaire, outil pragmatique de communication plus particulièrement orale. Le rimeur de langue françoise est donc l'artisan du verbe, l'ouvrier populaire qui façonne une matière non originale à transmettre, sans atteindre le rang d'"artiste", doublet savant d'"artisan", ni réellement faire "œuvre" - mot dérivé d'opera, de même paradigme latin qu'operarium qui a donné "ouvrier". D'autre part, la matérialisation par l'écrit des œuvres poétiques en langue vulgaire est fort nouvelle et non encore parfaitement fidèle à leur forme première et orale : le statut du dire est mouvant, tout comme celui du disant. Nous sommes donc dans l'obligation de nous intéresser de près à son seul verbe pour espérer connaître un rimoyeur, que nous ne savons par ailleurs pas par quel signifiant désigner
Mutilation et altérité dans le théâtre d'Arthur Adamov "La grande et la petite manœuvre" et "Tous contre tous by Fanny Lefebvre( )

1 edition published in 2011 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Ce mémoire part du constat d'une séparation, d'une mutilation originelle ressentie par Arthur Adamov et exprimée dès les premiers mots de sa première œuvre autobiographique, "L'Aveu". L'homme adamovien est l'homme de la séparation, séparation entre lui et le monde dans lequel il évolue, séparation entre lui et les autres aux yeux desquels il est lui-même toujours autre, mais séparation également entre lui et lui. Séparé de lui-même, il se voit alors privé de son intégrité, et par conséquent, mutilé, et par là, devient autre à ses propres yeux. La mutilation, en ce qu'elle est séparation, serait donc étroitement liée à l'altérité. Nous nous proposons donc d'analyser la manifestation et la mise en scène de ce lien à travers ce que la critique considère comme le premier théâtre d'Adamov, allant de sa première pièce, "La Parodie", écrite en 1948, aux "Retrouvailles", datant de 1954. Il s'agit plus particulièrement d'étudier deux pièces, "La grande et la petite manœuvre", représentée pour la première fois en 1950, et "Tous contre tous", créée en 1953. Dans l'une comme dans l'autre la mutilation occupe une place de premier plan. Dans la première, elle est la caractéristique essentielle du personnage principal qui n'a d'autre nom que "Le Mutilé" et qui, au fil des différents tableaux, perd ses membres les uns après les autres, comme si la mutilation constituait l'action en elle-même. En ce qui concerne l'action dramatique de "Tous contre tous", si elle n'est pas à proprement parler constituée par la mutilation, il n'en reste pas moins qu'elle semble lui être subordonnée puisque la tare physique qu'est la boiterie devient un élément central dans son déroulement. Il convient de nous interroger sur la manière dont Adamov, dans ses deux pièces, exploite les rapports entre mutilation et altérité, la mise en scène de la mutilation devenant elle-même symbole d'altérité, représentation de l'autre. Mais demandons-nous si ce n'est pas précisément à travers cette constante volonté mutilatrice que se révèle paradoxalement l'unité de l'œuvre, de l'homme, de l'écrivain de la séparation. Notre démarche consiste dans un premier temps à faire apparaître l'autre comme figure mutilatrice, pour nous intéresser, dans une deuxième partie au problème de l'altération : altération par la mutilation, mutilation par l'altération, c'est ce cercle vicieux, que nous nous proposons d'étudier. En dernière analyse, il s'agit de montrer comment de la mutilation, le dramaturge parvient à la création, création précisément fondée sur la mutilation, mettant en scène la mutilation, mutilation rendue autre pour une création toujours autre et pourtant une dans l'altérité
Entre épique et romanesque, l'écriture du rachat dans Raoul de Cambrai by Sarah Léon( )

1 edition published in 2010 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

La chanson de geste de Raoul de Cambrai est une chanson intéressante de par son hybridité. Cette chanson est écrite sur deux siècles, le XIIe et le XIIIe. Elle est à la jonction de deux genres, l'épique et le romanesque et de deux sensibilités. Ce mémoire tente d'étudier cette hybridité générique, une hybridité que certains ont refusé de voir ou de reconnaître, comme P. Matarasso, qui refuse, dans son ouvrage consacré à Raoul de Cambrai, de s'intéresser à la partie la plus romanesque de la chanson. La chanson peut donc se diviser en deux parties, une première épique, plus stéréotypée et formulaire et une deuxième plus romanesque, traitant de motifs plus courtois et parfois même merveilleux. Nous nous sommes demandés pourquoi cette hybridité, et pour cela nous nous sommes penchés sur une possible réponse, celle de la mutation générique au service d'une écriture du rachat. En effet, la chanson traite avant tout d'un héros démesuré, guidé seulement par la violence et la soif de vengeance. Ce héros démesuré nommé Raoul meurt sans réel repentir. C'est un deuxième héros, nommé Bernier, qui, doté d'une épaisseur psychologique plus travaillée, semble, dans une partie plus romanesque, faire un chemin personnel pour racheter les fautes de Raoul. Loin des épopées homériques merveilleuses, qui mettent en scène un héros doté d'une force légendaire, soulevant l'enthousiasme des foules, mi homme mi Dieu, la chanson de Raoul montre un premier héros qui fait preuve d'égoïsme et d'orgueil, ne servant plus les intérêts de la collectivité mais ses seuls intérêts. Elle montre aussi son anti miroir, à travers Bernier, symbole de sagesse, de mesure et de paix. Ainsi, nous nous sommes demandés si la faute d'outrecuidance commise par le protagoniste de la première partie est rachetée au prix d'une mutation générique. Entre épique et romanesque, l'œuvre de Raoul de Cambrai n'est donc pas une et indivisible
Le monde des morts selon Lucien de Samosate une recréation originale du thème de l'Hadès au IIe siècle by Centre de recherches poétiques et Histoire littéraire (Pau)( )

1 edition published in 2009 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Lucien de Samosate était un lettré du IIe siècle d'origine syrienne qui a produit de nombreuses œuvres en grec. Formé dans les meilleures écoles de l'Empire romain, Lucien a su tirer profit de ses connaissances littéraires et rhétoriques ainsi que des auteurs classiques - alors considérés comme des modèles littéraires - pour recréer de façon originale un thème devenu topos dans la littérature gréco-romaine : le monde des morts. La recréation de cet univers infernal s'inscrit dans l'imitation nécessaire des Anciens que Lucien a renouvelée en y apportant son humour et sa légèreté caractéristiques mais aussi en faisant de l'Hadès le lieu privilégié de réflexions sur la sagesse, la société de son temps, la vie et, bien sûr, la mort
L'interculturalité dans "L'étrange destin de Wangrin ou Les roueries d'un interprète africain" d'Amadou Hampâté Bâ by Lise Pérusat( )

1 edition published in 2010 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

L'interculturalité est un sujet d'actualité avec les phénomènes de mondialisation et d'échange entre les cultures. Dans les littératures francophones, elle est au cœur des productions, car bien souvent plusieurs cultures coexistent. Nous nous sommes penchée sur la représentation de l'interculturalité, en étudiant les phénomènes d'interaction entre les différentes cultures mises en présence dans "L'Étrange destin de Wangrin", d'Amadou Hampâté Bâ. En effet, cet ouvrage a pour cadre une partie de l'Afrique coloniale dans la première moitié du XXe siècle, et narre les aventures de Wangrin, un interprète hors du commun. Le héros en lui-même cristallise les rapports entre les différentes cultures présentes sur le territoire de cette partie de l'Afrique, les Français, les Peuls, les Bambaras, etc. L'originalité de l'auteur réside dans sa volonté de dépeindre les rapports entre toutes ces cultures, mais sans rentrer dans le schéma bipartite traditionnel qui oppose colonisés et colonisateurs. À travers "L'Étrange destin de Wangrin", le lecteur découvre que l'interculturalité se trouve également entre les différentes ethnies africaines, chacune ayant ses particularités. Nous avons commencé notre étude en analysant la mise en scène de la situation coloniale, ses répercussions sur la société, comment cette rencontre se cristallise dans le personnage de Wangrin et les différents univers symboliques auquel l'auteur fait appel. Nous nous sommes ensuite penchée sur la dimension hybride de l'écriture, avec une forte interpénétration des genres, des effets de dialogisme et de polyphonie dus à l'intrusion de l'oralité dans le texte écrit. Pour finir, nous nous sommes efforcée de dégager le message que nous livre l'auteur, message humaniste placé sous le signe de l'échange, de la diversité pensée comme le sésame indispensable à l'enrichissement
La bigarrure dans "L'Indigent Philosophe" et "Le Cabinet du Philosophe" de Marivaux de l'écriture naturelle à l'anti-préciosité by Maylis Besançon( )

1 edition published in 2012 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Principalement connu pour ses pièces de théâtre et ses romans, Marivaux l'est beaucoup moins pour ses productions journalistiques. S'échelonnant sur plus de vingt ans, ces écrits constituent pourtant une partie majeure de l'œuvre de l'auteur. Laissés de côté jusqu'au début du XXe siècle, ce que les critiques nomment les Journaux de Marivaux -Le Spectateur français, L'Indigent Philosophe et Le Cabinet du Philosophe- intéressent encore, tant pour les pensées énoncées que pour leur style singulier tant décrié au XVIIIe siècle. Dès les premières lignes des périodiques, les narrateurs assument et justifient la bigarrure de leur style comme étant la marque d'une écriture naturelle et spontanée, loin des intentions d'auteur ou des pensées obscures de philosophes. Leur écriture vagabonde correspond alors à la liberté et à la naïveté de leur esprit. Cependant, au-delà de ces affirmations de bigarrure, se perçoit une certaine cohérence des périodiques et un ordre analogique des pensées. Recherchant le vrai visage du monde, les narrateurs multiplient en effet les situations et les narrations afin de dévoiler une vérité générale de l'homme. Levant le masque que les hommes portent en société, les narrateurs apprennent au lecteur à déchiffrer les apparences trompeuses des hommes, tout en lui proposant, à travers ces narrations, une morale aspirant à un ordre social plus juste et plus humain. Désormais conscient des faux-semblants des hommes, le lecteur est aussi appelé à s'interroger sur le rôle même du narrateur et sur le pouvoir de la création littéraire. Dissipant l'illusion romanesque, les narrateurs invitent le lecteur à adopter une conscience critique devant les œuvres afin d'entendre pleinement leur sens. Ayant acquis cette distance nécessaire, le lecteur pourra alors accéder au fond théorique des périodiques. Au croisement de la Querelle des Anciens et de Modernes et des débats sur le style, Marivaux se défend des attaques le qualifiant de précieux et de néologue. L'effet bigarré et naturel de l'écriture des périodiques ancre le texte dans la réalité concrète afin de s'opposer à toute critique de préciosité. Rappelant les critiques qui lui ont été adressées, Marivaux expose sa conception du style comme expression fidèle de la pensée et sa volonté d'évolution de la langue afin de se conformer à la finesse de l'idée. Traitant tant de l'art de lire que de l'art d'écrire, L'Indigent Philosophe et Le Cabinet du Philosophe s'ancrent profondément dans leur temps tout en le dépassant par une volonté toute Moderne de progrès
Critique sociale et theatre : domaine Iberique : Table ronde : Papers( Book )

1 edition published in 1988 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

La satire dans la poésie lyrique : un dialogue oc - oïl ? by Centre de recherches poétiques et Histoire littéraire (Pau)( )

1 edition published in 2012 in French and held by 1 WorldCat member library worldwide

Il existe plusieurs thèmes satiriques communs aux langues d'oc et d'oïl. Dans un premier temps, la satire liée aux évènements, à l'Histoire et à la politique, permet aux trouveurs de commenter leurs temps. Mais, par souci de brièveté ou de sécurité, les poètes masquent souvent leurs critiques en utilisant des topoï et en prouvant la valeur morale de leur critique. Pourtant, il est possible de définir un contexte dans des pièces, majoritairement issues de la tradition troubadouresque, car la personne attaquée est nommée ou surnommée. Les trouvères ont, eux, plus souvent voilé la satire jusqu'à la faire disparaître grâce à un discours moral et universel. La satire intervient à l'aide d'allusions perfides ou de mimes. Or, pour être comprise, elle est dépendante d'une situation déictique et d'une complicité entre le trouvère et l'auditoire. Mieux, la contextualité de la pièce dépend de la situation dans laquelle elle est (ré)actualisée. Cela prouve que certains motifs satiriques sont intemporels et que, même décontextualisés, la satire peut être entendue. La satire universelle reprend des thèmes déjà traités par les satiristes antiques ou des motifs de scènes bibliques et fait sans cesse appel à des références intertextuelles. Dans les deux traditions, les poètes sont animés par un devoir d'instruire qui se traduit, dans la poésie satirique universelle par la présence de leçons de morale. Ces dernières sont inspirées des principes voire même parfois des formes des écrits chrétiens, et les poètes satiriques, qui indiquent ce qu'il ne faut pas faire ou qui font l'expérience du mal, deviennent des guides moraux. Les troubadours et les trouvères ont surtout trouvé des points d'entente sur la place que doit occuper un poète satirique ainsi que sur les principes de vie auxquels il doit s'astreindre. Le poète satirique est, selon le topos, doué de raison ; c'est un instructeur moral mais aussi un homme clairvoyant, voire un prophète qui annonce l'apocalypse. Le monde est, selon la satire, dirigé par les vices et le poète tente, tant qu'il est encore temps, d'être un guide, une lumière dans les ténèbres. Le registre satirique est, la majorité du temps, joint à un argumentaire sombre dans les compositions des troubadours et des trouvères. Bien que nous ne nous soyons que peu intéressée à la place du rire dans la poésie satirique, il semblerait que ce dernier trouve une place de choix dans les satires populaires en langue d'oc et d'oïl. Il faudrait s'intéresser à des genres comme "l'estribot", "le joc partit" (le jeu-parti en langue d'oïl) et développer l'analyse sur la "sotte chanson" et la "fatrasie" pour comprendre la place du rire et le recours au détournement parodique dans les satires en langues d'oc et d'oïl. Entre troubadours et trouvères, les sujets satiriques sont semblables ainsi que les topoï, qui avaient déjà été, pour certains, développés par les satiristes latins. Donc, si nous pouvons affirmer qu'il existe bien un socle thématique commun, il est tout de même impossible d'établir la précellence d'une lyrique sur l'autre. Il est difficile d'affirmer que la poésie lyrique satirique en langue d'oc soit un passage entre la littérature antique et les créations des trouvères. Les deux traditions ont hérité du socle thématique antique et en ont réactualisé les propos. Néanmoins, les troubadours et les trouvères ont fait évoluer la poésie satirique en lui imposant des formes ou en jouant avec de multiples interférences registrales. De plus, au fil des rencontres poétiques, la satire qui était encore en quête de construction n'a eu de cesse d'évoluer et de s'immiscer dans un grand nombre de pièces, lyriques ou non. Ainsi, il ne faut pas chercher dans la poésie satirique un lieu ou un moment auquel aurait pu se produire un passage d'une lyrique vers l'autre mais bien percevoir un dialogue continu entre la France et son Midi, entre la lyrique et le roman, entre la courtoisie et la satire tout au long des XIIe et XIIIe siècles
 
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